Il arrive un moment dans la carrière d’un Premier ministre où les voyages à l’étranger offrent un répit aux problèmes intérieurs. Même lorsque les relations avec le pays hôte sont délicates, comme celles de la Grande-Bretagne avec la Chine, les protocoles dignes de l’art politique permettent à un homme politique assiégé de se sentir valorisé.
Vient ensuite la phase où les missions à l’étranger semblent dangereuses parce que les conspirateurs peuvent s’organiser plus ouvertement contre les dirigeants absents.
Keir Starmer est en transit entre ces deux zones de déclin. Sa position n’est pas encore menacée par la querelle sur l’ambition contrariée d’Andy Burnham de se présenter aux élections partielles de Gorton et Denton. Mais il sera heureux qu’un vol à destination de Pékin mette des milliers de kilomètres entre lui et les députés travaillistes qui demandent à annuler la décision du comité exécutif national du parti contre la candidature du maire du Grand Manchester.
Starmer pense, à juste titre, que la première visite d’un Premier ministre britannique en Chine depuis 2018 est une affaire plus importante qu’une simple histoire de militarisation des règles du parti pour bloquer un challenger potentiel. Il serait imprudent de négliger l’importance de ces questions au sein du parti travailliste.
Il a la particularité d'avoir atteint le sommet du p...
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